Infolettre diocésain du 19 mai, 2020

 
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Nous vous invitons à la célébration de la messe dominicale de 10h en l’église de Caraquet grâce aux ondes de la radio et de sur la page Facebook du diocèse. C’est donc un rendez-vous !
 

Le covid-19, une grâce pour l'Église (Léon Robichaud, Shippagan, N-B)
 
Je m'inspire de plusieurs disciplines théologiques dans la pensée qui va suivre.
 
Dès son origine, l'Église était d'abord un mystère de pauvreté.  Jésus est le signe de Dieu, pauvre et fragile.  Tous les documents de l'Église doivent être lus dans cette lumière, Dieu humble et fragile.  L'Église ne peut être comprise que dans cette perspective de désappropriation. L'essence de l'Église est d'être en mystère de pauvreté. La vocation de l'Église se doit de ne pas faire écran à la Lumière Divine.  La seule façon de comprendre l'Église, c'est de la regarder comme une présence visible qui illumine le chemin de ses fidèles.
 
La pandémie nous aide à nous défaire de l'image d'un Dieu qui nous vient de la théocratie pour découvrir celui de l'éternelle pauvreté.  L'Église est avant tout le véhicule de la présence de son fondateur, Jésus, L'Église, ce n'est ni ses institutions ni son pouvoir, c'est surtout la communauté vivante de son assemblée de fidèles. Durant la crise généralisée des institutions, la covid-19 n'épargne pas l'Église, elle la révèle dans son essence de pauvreté, L'Église de Jésus n'est pas autre chose que d'être le véhicule de la pauvreté de Dieu.  La pandémie invite l'Église à se vider de tout ce qui l'empêche d'être le signe de la présence de Jésus, doux et humble de coeur. 
 
Rien de plus dommageable à l'Église que de la voir comme une institution qui s’impose, qui se sert au lieu de servir. Le pouvoir de l'Église, c'est de s’effacer et se mettre à genoux comme Jésus au lavement des pieds.  Il se peut encore que des hommes d'Église s'attribuent un pouvoir comme l'âne de la fable et que ce pouvoir mène à une perte de l'autorité morale.  Toujours, l'Église doit éviter d'être le maître pour devenir simplement amour.
  
Je termine avec "Liberté intérieure et révélation", dans Foi Vivante, 22 (1965), p.35.  L’Église est vraiment l'Agape - l'Amour - , comme Saint Ignace la nommait;; elle n'a que l'amour pour se défendre et se répandre.  Elle se doit de concourir à tout ce qui est humain, par l'éclat de sa transparence à Jésus et par l'autorité de sa mission, dans l'agenouillement du lavement des pieds.

  
 
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TAKE OUT SPAGHETTI MYRIAM :  Samedi 30 mai 2020 de 4h30 à 6h30 pm, à la Famille Myriam–de-la-Paix, au 1000 rue des Chalets, Sheila. Au profit de la mission.  Adulte 10$, 12 ans et moins 5$ Le paiement seulement possible avec argent comptant.  Le tout se vivra dans le respect des règles de distanciation. Pour plus d’infos, vous pouvez nous rejoindre au 395-4455. Commande possible à l’avance !