Infolettre diocésain du 14 avril 2020

 
Du bureau de l'évêque
 

Sincères salutations à tous,
 
            J’espère que vous avez passé de très belles fêtes de Pâques malgré le confinement. Je désire aujourd’hui remercier chaleureusement toutes les personnes qui, par le biais de la radio et de l’internet, nous ont permis d’être en communion de prières à l’occasion des offices de la Semaine sainte célébrés en l’église Saint-Pierre-aux-liens à Caraquet. Nous avons appris que ces célébrations furent très suivies et grandement appréciées.
 
Dans les prochaines semaines (et ce, jusqu’à la fin du confinement), nous serons de nouveau ensemble pour la célébration de la messe dominicale de 10h toujours en l’église de Caraquet et grâce aux ondes de la radio et de l’internet. C’est donc un rendez-vous.  Portez-vous bien et que le Christ ressuscité continue de vous combler de sa lumière, de sa paix et de son amour.                      
 
 + Daniel Jodoin, votre évêque

 
Des nouvelles du clergé
 
Les anniversaires de naissance au mois d’avril

  • Père Wilfred Benoit
  • Père Gérald Boudreau
  • Père Robert McGraw
  • Père Ronaldo Lino Cordeiro
  • Père Anthony Onwubuariri

 
 
Des nouvelles des communautés religieuses

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Dans nos paroisses ... sur nos bulletins
 
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Un texte de Père Léon Robichaud, Shippagan.

Le deuil en pandémie

Le mot deuil désigne une expérience douloureuse, occasionnée par les situations suivantes : isolement, peine d'amour, maladie, perte d'emploi, abandon, décès d'un être cher. Cette expérience du deuil nous prend par surprise, sans que nous ayons pu nous préparer.
 
La personne en deuil a besoin d'une présence chaleureuse au moment où elle en a besoin. Que faire en confinement ??
 
Je remarque qu'en pandémie, la personne endeuillée se sent seule, abandonnée et désemparée.
 - La femme d'un ami apprend qu'elle doit suivre des traitements de dialyse et son époux doit travailler à l'extérieur. Elle ne peut recevoir la visite de ses enfants.
 - Caroline, la fille d'un couple ami vit en France.  Elle apprend que sa mère est en phase terminale.  Impossible pour elle de revenir au chevet de sa maman. En pleurs au téléphone, je l'écoute, le cœur gros.
 
Dans l'isolement, cette étape de brisure avec les liens affectifs, comment la traverser. Seul, l'endeuillé vivra une solitude écrasante.  J'ai toujours la gorge serrée, me disait au téléphone Julie, après avoir appris que son fils avait tenté de s'enlever la vie.  Des sentiments de culpabilité l'envahissent.  J'aurais dû exiger qu'il se fasse soigner plus tôt, me dit-elle.
 
Seul, comme en pandémie, je remarque qu'un léger trouble de sentiments de la réalité prend forme chez l'endeuillé.  L'image de l'autre que l'on ne peut aider, elle devient obsédante.  En deuil, la personne éprouvée aura un grand besoin de parler, exprimer ce qu'elle ressent.  Dans le confinement, comment le faire ?
 
Vous endeuillés, je vous le recommande, prenez le téléphone et appelez un ou une amie, votre professionnel de la santé, votre prêtre, ou toutes autres personnes disponibles.  Le travail du deuil exige une grande coopération de la personne affligée.  Refouler ses émotions bloque la guérison.  Après la pandémie, nos vies devront reprendre - préparons-nous. 
 
Personnellement, je vis mon deuil, coupé de mes nombreuses relations, seul dans mon logement. L'appel téléphonique de Mgr Jodoin s'informant si j'avais besoin d'aide, m'a fait du bien.  Suivant son exemple, j'appelle quelques personnes seules à chaque jour. Présentement j'ai un grand ami disponible, MON TÉLÉPHONE !
 
Vous endeuillés, n'ayez pas peur de déranger vos proches, vos amis, vos professionnels, etc. Téléphonez !