Filles Marie-de-l'Assomption


Fête de l'Assomption - Août 2015

Le 15 août 2015 les Filles de Marie-de-l'Assomption ont célébré l'Assomption de Marie avec une célébration Eucharistique à 11h00 à leur maison mère, suivit d'un repas festif. Mgr Jodoin était présent et ce fut une célébration pour souligner les jubilaires de la congrégation.

50e

Priscilla Cormier
Felisa Mumar (Phil)
Cecilia Josue (Phil)

60e

Jeanne Thériault
Germaine Richard
Maria Richard
Irène Barrieau
Marie-Paule Couturier
Géraldine Brotherton
Germaine Essiembre
Claire Lafrance
Julie-Anne Dugas
Rita Arsenault
Emma Nadeau

65e

Auzivina Parker
Antoinette Robichaud
Marie-Paule Normand
Gilberte Cormier
Lucienne Boudreau

70e

Edna Roberge


Une année sur la vie consacrée, vraiment?

Dans le cadre de l’année de la vie consacrée, nous avons vécu le 2 mai 2015, à la maison mère des Filles de Marie-de-l’Assomption, une journée de ressourcement sous le thème : «Une année sur la vie consacrée, vraiment? »
 
Le conférencier, Monsieur Denis Petitclerc, compétence reconnue et animateur chevronné, a fait ressortir les signes d’espérance dans le contexte actuel, en faisant un parallèle entre le temps de l’Exil à Babylone et celui que nous vivons dans l’Église et dans les communautés religieuses.
 
Les religieuses des environs ont été invitées à ce ressourcement. C’est avec plaisir que nous avons accueilli quelques unes des congrégations suivantes: des religieuses Hospitalières de St-Joseph, des sœurs de Saint-Paul de Chartres, des Servantes de Notre-Dame, Reine du Clergé et des Filles de Jésus. En avant midi, la présence de Mgr Daniel Jodoin, notre évêque, fut très appréciée.
 

Voici un bref résumé du contenu très dense de cette journée de ressourcement témoigné par Jeannette Girard, f.m.a. .
 
Le conférencier a d’abord peint aux larges coups de pinceaux, les grands traits de ce temps de l’Exil qui a duré environ 70 ans. C’était vers l’an 600 avant JC que le peuple d’Israël est déporté à Babylone. Il est dépossédé de toutes ses structures: il n’a plus de terre, plus de roi, plus de Temple, plus de prêtres pour assurer la liturgie, donc plus de moyens pour transmettre la foi.  Le peuple juif a perdu ses repères. «Comment chanter en terre étrangère un cantique au Seigneur?» (Ps 137,4).
 
Sur cette terre étrangère une tentation guette les exilés: vivre dans le passé, convaincus que Yahvé ne les abandonnera jamais, que Jérusalem ne tombera jamais. Ils sont d’avantage attachés au Temple de pierres qu’à l’Alliance. Cependant, une invitation leur est faite de la part du prophète Jérémie, dans une lettre qu’il leur adresse dans leur exil (Jr 29). Jérémie invite le peuple juif à s’implanter même dans une terre étrangère, à porter des fruits maintenant, là où ils ont les pieds plantés!
  
Notre Église serait-elle (nos communautés religieuses seraient-elles) en exil sur sa propre terre? Le langage que nous tenons pour annoncer la joie de l’Évangile, apparaît-il comme des réalités étrangères aux gens à qui nous nous adressons? Les jeunes ne se retrouvent plus dans nos liturgies, nos structures. Le langage, les signes, les rites changent de sens. Nous aurions peut-être envie «d’accrocher nos harpes...» (Ps 137,2)
 
Jetons un regard sur l’expérience que vit le peuple durant ce temps d’Exil à Babylone. Les structures s’effondrent mais l’essentiel demeure. Accompagné dans leur cheminement de foi par les prophètes, Israël, après avoir voulu tout garder, s’ouvre à la grâce d’un renouveau pour inventer des chemins neufs. Le peuple est invité à discerner les voies de Dieu, à se demander qu’est-ce que le Seigneur veut qu’il garde ou qu’il laisse tomber, pour faire du neuf?
  
Les juifs en Exil prennent au sérieux l’interpellation de Jérémie qui invite à ouvrir les portes, à abandonner les anciennes manières de faire, à laisser le passé, à regarder l’avenir.
 
Aujourd’hui, grâce à notre bon pape François, nous sommes invités à ouvrir de nouvelles voies, à ouvrir de nouveaux chemins pour une nouvelle évangélisation. Baptisés, consacrés, nous sommes invités à sortir, à aller vers... à aller en périphérie porter la Joie du Ressuscité, à aller proclamer le salut en Jésus Christ. Le but du salut est de rendre la personne pleinement humaine. Dans la bible, le sens du mot salut, de l’expression: «sauver quelqu’un», c’est lui permettre d’être «élargi». C’est faire en sorte que la personne prenne sa pleine dimension, qu’elle soit en capacité de devenir libre, autonome, féconde. Comme disciples de Jésus, voilà notre mission.
  
Cette brève synthèse est certes, très limitée. Cependant en guise de conclusion je vais présenter quelques points pour poursuivre la réflexion. Sous la conduite des prophètes, le peuple d’Israël, durant ce temps de l’Exil, fera une relecture de son histoire avec Dieu. Cette relecture de son histoire lui permettra d’inventer du neuf. En repérant ainsi les lignes de force, il verra des pistes d’avenir. Ainsi, replongé dans ses racines, il expérimentera la présence du Dieu de l’Alliance, il redécouvrira sa mission. Il sera orienté vers l’avant!
 
De plus, la majorité des exilés ne verront plus Jérusalem, mais à travers leur fécondité, le peuple renaîtra... La prophétie d’Ézéchiel, au chapitre 37, présente sa vision sur “les ossements desséchés”, le prophète leur annonce qu’à travers les ossements réunis, la Vie renaîtra. L’Esprit est souffle de Vie!

Dieu construit des chemins neufs à partir de nos pauvretés, nos faiblesses, nos moyens limités. Une réflexion sur la primitive Église nous a permis de voir à travers Pierre, Jean, Philippe, la nécessité de faire un «lâcher prise» sur nos manières de faire et de voir... pour accueillir Dieu qui passe.
 
Comme Élie nous sommes invités à découvrir Dieu «dans la brise du soir», dans les petites brises légères de notre quotidien, d’expérimenter la présence de Dieu dans ce temps d’aujourd’hui.

Nous sommes invités à vivre l’émerveillement dans les choses ordinaires que Dieu fait pour nous et pour les autres au fil des jours.
 
Texte rédigé par:
Jeannette Girard, f.m.a.